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Hors-série > Voyage éclair à Larnaca (Chypre)

Article mis en ligne le 09/02/2013 à 15:48 et mis à jour pour la dernière fois le 26/05/2014 à 06:31

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Parce qu’il peut m’arriver de sortir du Liban...

Mon séjour de 24 heures à Larnaca (Chypre).

Comme je le racontais dans un précédent article, j’ai été contraint de quitter le Liban pour renouveler mon visa. J’ai donc rejoint l’aéroport de Beyrouth en taxi le mercredi 6 février, vers 19 heures, et pris un billet aller-retour pour le prochain vol en direction de Larnaca (270 USD tout de même, mais la destination la moins chère avec la Jordanie). Départ à 20h, et retour fixé le lendemain à 21h25 (je ne pouvais pas rester plus longtemps puisque j’avais un examen le lendemain).

Après un vol extrêmement court (200 kms, 30-40 minutes à tout casser), je suis arrivé à destination. L’aéroport est moderne et les prix pratiqués (alimentaire notamment) ne sont vraiment pas excessifs, contrairement à d’autres.

Pour vous rendre à Larnaca, située à environ 7 kilomètres de là, une navette est à votre disposition (8 euros). Pas donné pour le coup, et j’ai préféré économiser en tentant l’autostop. Essai pas très concluant, mais quelqu’un a fini par s’arrêter, pour me déposer près d’un coin sympathique, avec quelques terrasses couvertes et un Pizza Hut (7 euros pour le menu "à volonté" : autant vous dire que ce ne fut pas ce soir-là que je découvris la cuisine chypriote).

J’ai passé la nuit à l’aéroport et profité de la Wifi gratuite pour me renseigner sur les choses à voir aux alentours. Je suis tombé sur cet article, et j’ai donc loué une voiture à l’aéroport (prix pour la basse saison : environ 65 euros avec GPS, sans compter l’essence à payer en fin de location) pour découvrir autre chose que la ville. Je l’avais remarqué en faisant du stop, mais rien ne vaut l’expérience : les Chypriotes conduisent à gauche, volant à droite, il a donc fallu m’adapter.

Monastères près de Larnaca

Vers 7h du matin, me voici donc parti pour l’inconnu. Je me suis dirigé vers Kofinou pour finalement me fier aux panneaux touristiques indiquant des monastères. Je ne suis pas particulièrement mystique mais bon, ça ou autre chose. Mon premier, qui fut aussi mon préféré, est le monastère de Stavrovouni, situé au sommet d’une haute colline, d’où une superbe vue sur les environs.

Dans un autre monastère, on m’a offert une citronnade, malgré une communication rendue très difficile (aucune langue en commun entre les moines – et la plupart des Chypriotes rencontrés – et moi). Mais bon, un inventaire de tous les monastères vus n’étant peut-être pas le moyen le plus sûr pour vous inciter à continuer la lecture, je m’arrête là.

À noter tout de même que les femmes ne peuvent visiter la plupart de ces monastères, ou seulement un seul jour de la semaine. De plus, l’entrée a toujours été gratuite pour les monastères que j’ai visités.

La Méditerranée

J’ai également profité du très beau temps et de la mer pour me baigner dans la Méditerranée (elle était très fraîche, je l’admets). La plage de galets n’était pas très confortable mais déserte, en contrebas d’une route relativement peu fréquentée.

De nombreux endroits vous permettent de garer votre voiture et de profiter d’un banc à l’ombre, d’une plage de galets ensoleillée, ou de vous mouiller jusqu’aux genoux (ou de nager, pourquoi pas) pour vous poser sur un rocher à quelques mètres de la rive.

Divers

Difficultés linguistiques. J’ai eu beaucoup de mal à me faire comprendre parfois. Les moines semblent à peu près tous ne parler que le grec (d’où les difficultés pour mener une conversation avec l’un d’eux que j’ai pris en stop, et qui m’a d’ailleurs offert une croix en cordelette en fin de trajet). Un couple (jeune, pourtant) qui m’a pris en stop ne parlait également que grec.

Monnaie. L’euro est évidemment la monnaie utilisée, mais j’en avais un peu perdu l’habitude et mon porte-monnaie garni de dollars et de livres libanaises m’a joué quelques tours (j’ai dû faire les fonds de tiroirs pour payer mon entrée de 1,7 euro pour le site archéologique de Choirokoitia).

Ressenti. Évidemment, je n’étais pas dans une capitale, mais les gens étaient bien plus souriants et ouverts qu’à Beyrouth. La différence de comportement routier était également très flagrante : pour un peu, je me serais cru en Allemagne…

Conclusion

Je recommande Chypre, en tout cas les alentours de Larnaca. Ma visite éclair d’une journée a été fatigante (notamment en raison de la nuit à l’aéroport !) mais jamais ennuyeuse, grâce notamment aux vues magnifiques quand on monte un peu, à la mer, au soleil... Et il doit y avoir encore énormément de choses à visiter un peu plus loin de Larnaca.

Le sujet traité dans cet article m’a laissé une impression positive.

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