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Hors-série > Première tentative d’excursion en territoire syrien

Article mis en ligne le 04/06/2013 à 00:30 et mis à jour pour la dernière fois le 06/05/2014 à 12:31

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Parce qu’il peut m’arriver de sortir du Liban...

Ou comment un road trip improvisé se transforme en tentative de suicide.

Nous naviguions sans but précis à bord d’une voiture de location (que voulez-vous, l’essence n’est pas si chère ici, et puis c’est bien connu que l’essence pas chère pollue moins) quand l’idée nous vint d’un passage de la frontière libano-syrienne. Finalement, de blague en aiguille, nous nous sommes retrouvés comme deux touristes en manque de sensations fortes que nous étions devant un point de passage.

Quitter le territoire libanais fut évidemment une simple formalité, à ceci près qu’apparemment (bien que je n’aie pas vérifié), les voitures de location ne sont pas autorisées à quitter le territoire. Il a donc fallu prendre un taxi (payé 50 USD comme un bleu, m’enfin j’étais sur ma lancée) et se rendre au poste-frontière syrien, à quelques kilomètres.

L’accueil fut sympathique, on m’a même offert une cigarette (dommage que je ne fume pas, j’aurai un peu amorti le coût du taxi), mais après une attente assez longue, on m’a refoulé en m’informant que les visas devaient être pris au préalable à l’ambassade syrienne de Beyrouth. Je le saurai la prochaine fois.

La rentrée en territoire libanais fut moins aisée, car il fallait annuler mon visa de sortie établi 30 minutes auparavant, en l’absence je suppose de visa syrien. On m’a donc demandé ce que je faisais en Syrie, si je savais que c’était la guerre là bas, si la demoiselle était ma femme…La salle où j’étais était adjacente aux cellules et les chaises étaient équipées de menottes, alors je n’ai pas trop osé blaguer malgré mon naturel enjoué. Résultat, le visa de sortie a été annulé après une vingtaine de minutes et nous sommes rentrés fissa à Beyrouth (en crevant un pneu au passage, une journée mouvementée, en somme).

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